Rencontre avec « l’enfant terrible de la mode »

[Bon, petit update avant de commencer, j’ai rédigé cet article avant la prise de parole du Premier Ministre annonçant la fermeture des musées jusqu’au 7 janvier minimum… J’espère donc que les musées et notamment celui des tissus de Lyon, rouvriront à cette date et que l’exposition dont je vais vous parler ici sera prolongée en conséquence ! Bon allez, on a entendu déjà assez de bêtises et mauvaises nouvelles, place à un peu de culture et de légèreté ! Bonne lecture mes bichettes !]

Amis Lyonnais, si vous n’étiez pas encore au courant, sachez que le musée des tissus accueille, depuis le 10 septembre, et jusqu’au 17 janvier, une exposition privée sur « l’enfant terrible de la mode », j’ai nommé : Vivienne Westwood !

Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous la présente dans les grandes lignes (il ne s’agirait pas de trop spoiler l’expo) : Vivienne Westwood est une célèbre styliste britannique surnommée « l’enfant terrible de la mode » en référence à son style excentrique, coloré et engagé.
Effectivement, je la connaissais pour ses mélanges de styles, de couleurs et d’imprimés un peu loufoques qui, pour moi, représentait bien le style bristish. Hors j’ai justement appris, par cette exposition, qu’elle parodiait au 3 000 ème degré, cette culture et ses traditions, non sans respect, cette dernière étant tout de même la sienne !

Je me suis donc intéressée de loin à cette styliste, ne me reconnaissant pas forcément dans son style. Mais curieuse et passionnée de mode, quand j’ai appris que le musée des tissus l’exposait, j’ai tout de même eu l’envie d’aller découvrir son monde.
Cela me semblait plutôt logique, d’autant qu’en début d’année (un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître), le musée avait accueilli une exposition sur Yves Saint Laurent que j’avais adoré !

Et après visite, mon verdict est le même qu’Edith Piaf : je ne regrette rien !

En effet, c’est une exposition avec un angle très intéressant, puisque le collaborateur majoritaire de celle-ci est Lee Price, collectionneur et fan boy du phénomène Vivienne. J’ai beaucoup aimé cette approche où l’on rencontre la créatrice au travers du regard de Lee Price. Qui de mieux qu’un fan pour parler de son idole ? C’est comme si je vous parlais de Chiara Ferragni ou un enfant du Père Noël : des étoiles dans les yeux à sublimer les portraits de ces personnes que nous admirons !

L’exposition se découpe en 5 parties retraçant les grands moments de la carrière créative de Vivienne, ce qui permet de pleinement découvrir toutes les facettes de la créatrice, son travail, ses périodes, ses inspirations, son parcours et son évolution stylistique, le tout dans une scénographie très bien pensée, nous plongeant directement dans son univers. Et je ne dis pas ça pour l’énorme catwalk qui se trouve en plein milieu de l’exposition et qui nous invite à prendre notre plus belle démarche pour le traverser !

Cette exposition m’a permise de faire plus ample connaissance avec le personnage de Vivienne Westwood que je ne connaissais pas vraiment car je ne me retrouvais pas dans sa ligne stylistique. Et ce fut une agréable surprise ! J’ai pu constater que nous avions affaire là, à une femme avant-gardiste, indépendante, engagée, inspirée et inspirante.

Avant-gardiste par son statut de maman du punk ! Eh oui, rien que ça !
Un mouvement et un style qu’elle a lancé aux côtés de Malcolm MacLaren, son mari et manager des Sex Pistols, qu’ils ont d’ailleurs habillés bien évidemment. Tout deux tiennent une boutique au 430 Kings Road, et c’est là où Vivienne crée et expose ses créations avant de s’émanciper et créer son empire de la mode !

Engagée dans sa lutte en faveur de l’environnement, et des droits de l’homme qu’elle véhicule, depuis les années 2000 au travers de ses créations et de ses défilés.

Inspirée par son parti pris de piocher dans le passée pour créer ses pièces. Entre tapisseries et peintures, notamment du 18e, l’exposition a donc pris tout son sens aux musées des tissus et arts décoratifs; D’ailleurs, en hommages aux fortes valeurs environnementales de Mme Westood, le musée et les scénographes ont éco-conçus cette exposition en faisant notamment de la récup’ dans les collections du lieu, et ça, on plussoie !


Et enfin, inspirante pour toutes les raisons que j’ai cité au-dessus, pour son style duquel je me suis inspirée pour créer un look que vous retrouverez bientôt et, enfin (et ça c’est mon petit côté féministe qui parle), pour sa manière très actuelle de gérer ses relations amoureuses. Effectivement, rappelons le mais Dame Vivienne a tout de même 79 ans, c’est l’âge de ma grand mère ! Et en 79 ans de vie, elle a été mariée 3 fois ! Je ne dis pas que divorcer deux fois est inspirant, loin de là, mais je trouve ça incroyable qu’elle ait fait et assumé ces choix, malgré son époque et son contexte.
Une enfant terrible pour son temps quoi !

Mais je vais m’arrêter là car si vous souhaitez en savoir plus, foncez voir l’expo !
Femme, homme, jeune, vieux, adepte de la mode ou pas du tout fashionista, je ne peux que vous inviter à aller voir cette exposition très bien réalisée, avec une belle scénographie, qui aborde divers sujets sociétaux ! Je vous conseille d’y aller entre Noël et Nouvel an, c’est la période idéal je pense car tout le monde sera trop occupé à gérer l’entre deux fêtes et personne n’ira flâner dans les musées (si le déconfinement le veut). Et une fois que vous y serez allés, j’attends votre partage d’expérience en commentaire évidemment !

Cet article ne prétend pas être une biographie de la créatrice, ni une description de l’exposition mais plutôt un retour de mon expérience et un partage des quelques connaissances acquises durant celle-ci, pour ceux qui ne voudrait ou ne pourraient pas se rendre à l’exposition mais qui souhaitent malgré tout briller un peu en société.

Infos pratiques :
Exposition « ART, MODE ET SUBVERSION, LA COLLECTION LEE PRICE »
Musée des Tissus, Lyon 2e, Quartier Victor Hugo.
Si vous prenez votre billet en ligne, celui-ci vous coutera 1€ de moins, soit 12€ (je parle en tarif plein, étant trop vieille, trop jeune ou trop employée pour bénéficier d’une quelconque réduction).
Prix comprenant également l’exposition permanente du musée.

Une réflexion sur “Rencontre avec « l’enfant terrible de la mode »

  1. Bravo pour ce bel article qui retrace parfaitement l’expérience que l’on peut vivre à travers cette exposition.
    Moi-même novice en « Vivivenne Westwood style », j’ai découvert une femme extraordinaire qui place ses convictions au centre même de son œuvre, bien loin du côté mercantile que l’on peut attribuer au monde de la mode.
    Je retournerai presque voir l’exposition pour le plaisir des yeux !

    Aimé par 1 personne

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